Longueur d’onde, la même, profonde. Elle laisse sans voix la rencontre improbable. De ses fils, elle tisse les échos troublants.
Langueur d’été, veiller la nuit, effleurer la lave. Elle pulvérise le temps, éclate l’espace, réveille les rêves. Elle se joue des frontières, déjoue la raison, ouvre l’horizon.
Lenteur des gestes, délices infinis, goûts d’éternité. Retour à l’essentiel, découverte de l’essence et du ciel. Miroir incrédule d’une même longueur d’onde.
Caroline Dayer, mars 2009
Emoi
Son regard sur mon sourire est-il pour moi ? Ses mots dans ma peau bouleversent et caressent.
Qu’elle et moi devions nous cacher, nous dissimuler, qu’elle et moi ayons à feindre, à nous dépeindre. Cette solitude à deux, ces détours peureux, ses courbes secrètes, ses silhouettes interdites.
Quel émoi, d’oser cet amour, d’éclater au grand jour. Vaincre l’obscurité, ne pas s’excuser, de préférer les ailes aux îles. Quel émoi de danser avec le vent.
Qu’elle est moi comme personne, lune enfin pleine, comblée, par mon inespérée.