| 1. "Sexualité mal définie"? / 2. Hétéro victime d'homophobie |
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Une sexualité mal définie ou mal assumée? Certain quotidien matinal attribue à Roland Nef une "sexualité mal définie". En l'occurrence, il doit plutôt vouloir faire allusion au fait de mal assumer une composante homoérotique. Ce n'est pas la même chose. Combien sommes-nous à être pleinement attirés par les représentants d'un seul sexe (le même ou l'autre que celui auquel nous appartenons) tout en étant parfois émus ou troublés par la vision ou la fréquentation d'une personne du sexe vers lequel notre désir n'est en principe pas orienté?
Donc, que M. Nef ait eu toutes sortes de problèmes - soit. Que ce militaire ait pu ressentir comme angoissante et anxiogène sa relation aux hommes, ou ce qu'il en pensait - soit. Que cette angoisse ait induit divers comportements problématiques - soit. Mais qu'on ne vienne pas parler de sexualité mal définie, qui est le cliché, la tarte à la crème qu'on lance à la tête des personnes qui ont la "naïveté", non pas de se vivre en silence, mais de se dire bisexuelles.
Une des leçons qu'il me semble avoir retenu de la psychanalyse enseigne que la sexualité est une composante humaine qui se laisse difficilement définir, cerner, par les intéressés. La volonté de maîtriser, de définir ce qui ne peut l'être, explique peut-être pourquoi on a plus de peine à accepter la bisexualité que l'homosexualité.
Jean-Paul Guisan
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Angleterre: un hétéro reconnu comme victime de harcèlement homophobe. Ex-représentant dans une entreprise de stores et d’auvents du sud de l'Angleterre, un Britannique de 56 ans a obtenu gain de cause auprès de la Justice britannique pour harcèlement homophobe. Une loi anti-discrimination existe en effet depuis 2003 qui protège les minorités sexuelles.
C’est la première fois qu'elle est invoquée par un plaignant hétérosexuel. Selon son avocat, le plaignant, M. English, était perçu par ses collègues comme ayant les stéréotypes d’un homosexuel, bien que tous les collaborateurs de l’entreprise le sussent marié et père de trois enfants. Ses collègues le traitaient régulièrement de faggot («pédale») et faisaient circuler des plaisanteries à ses dépens. A force de moqueries, l’employé avait fini par démissionner, après s'être vu caricaturé dans le journal de l'entreprise sous les traits d'un participant à la gay pride de Brighton «en shorts de lycra moulants».
Le plaignant avait Initialement été débouté par le Tribunal des prudhommes, mais il a finalement gagné son appel après avoir reçu le soutien de la Commission britannique pour l’égalité et les droits humains (EHRC). Selon un responsable de la Commission «Le fait que les collègues de Stephen English aient su qu'il n'était pas gay n'excuse pas leur comportement, et ne prive pas M. English du même droit à la dignité et au respect au travail.»
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