| Les propos homophobes dun leader politique agitent la Suisse |
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Depuis deux mois, les petites phrases de cet homme qui se dit «hétérophile» mais pas homophobe (!), font scandale en Suisse. Les associations se révoltent et l'affaire prend désormais une tournure politique et judiciaire.
C'est le 17 mai, journée mondiale contre l'homophobie, que le scandale a éclaté. Grégory Logean (ci-dessous), homme politique suisse du canton du Valais et les jeunes de son parti, l'UDC condamnent fermement ce qu'ils appellent la «vicieuse Journée mondiale».
Mobilisation Déjà, 29 plaintes ont déjà été déposées et ce ne seront certainement pas les seules. Le secrétaire romand de l'association LGBT Pink Cross attend beaucoup de la justice et affirme que si la Suisse ne condamnait pas par la voie de la justice les propos tenus, les plaintes iraient jusqu'à la Cour Européenne des droits de l'homme (qui émane du Conseil de l'Europe dont la Suisse est membre). «Je suis hétérophile» Le principal intéressé continue la provocation par le biais des différents médias suisses et refuse de s'excuser, jugeant ses propos tout à fait fondés et non discriminatoires. Et lorsqu'on lui pose la question «Êtes-vous homophobe?», il répond «Je suis hétérophile». La justice est désormais saisie. Par Antoine Mokrane-Fernandez Article paru dans le magazine Têtu 28.07.2009
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Depuis, la polémique ne cesse d'enfler et M.Logean, âgé de seulement 23 ans et conseiller municipal de la ville d'Hérémence, persiste. A plusieurs reprises sur le blog des jeunes UDC, des termes ouvertement homophobes ont été publiés (capture d'écran ci-contre). L'homosexualité y est jugée comme un «comportement déviant», ou, sur cette page, comme «un comportement qui s’inscrit contre la famille et contre l’équilibre psychique et moral de la jeunesse».

